Samedi 13 septembre 2008
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Bienvenue.
J'ai ici resaisi des textes et poèmes anciens, écrits entre 1993 et 1998.
Une dernière fois.
Je mets ici un terme à un long deuil.
Ils parlent de mes amis Jean-Marc, et Philippe, décédés respectivement en décembre 1995 et mars 1996, qui m'ont permis de me connaître, de me découvrir, de découvrir la vie, l'Amour, de
renaître.
Ils parlent du chemin que j'ai pu faire grâce à leur rencontre.
Ils leur disent encore, une dernière fois, Merci.
L'histoire, le recueil, si vous souhaitez la connaître, le parcourir chronologiquement, de cette naissance seconde commence au premier article publié : http://symphoniealchimique.over-blog.fr/articles-blog.html
(Le gardien de la porte.-
Lussac, 1993.- Acrylique sur porte)
Quel que soit leur destin, comme tous nos textes, ceux de chacun d'entre nous publiés sur internet, ils vont aujourd'hui vivre leur vie de petites graines d'amour au milieu du vaste World Wide
Web.
Je vous remercie pour votre visite, votre lecture.
Etoile.
Par Etoile
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Toi qui marche depuis plus longtemps que moi
As-tu trouvé la voie ?
Moi, depuis le début je me perds
Je crois avoir enfin reconnu le sentier
Mais c'est celui du mystère
Toi qui marche depuis plus longtemps que moi
As-tu trouvé la voie ?
Moi j'ai trouvé l'Amour à un croisement
Par deux fois depuis que je marche
J'y ai rencontré le bonheur
Et déjà j'oublie sa saveur
J'ai perdu mon prince comme ma princesse autrefois
Etait-ce à ce croisement là ?
Ou à cet autre là-bas ?
Ou suis-je ?
Où est l'étoile ?
Toi qui marche depuis plus longtemps que moi
As-tu trouvé la voie ?
Où t'es-tu perdu comme moi ?
A peine ces lignes écrites que je reprends la route
Je demanderai un peu plus loin mon chemin
Je voudrai tant arriver avant le couchant
Et qu'importe si je me perds encore.
Par Etoile
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Et toujours mourir
De petites morts nécessaires
Plus proche encore du Père
Redire dans sa fièvre : "je t'aime"
Quitter d'inutiles sillons
Accueillir le chant du violon
Sans reproche, sans tourment
Laisser dire pourquoi j'existe
Ne plus espérer et se rêver, agir
Nulle attente de conquête, desespoir de défaite, artiste.
Rendre propre le seuil de ce corps à vos yeux offert
Ne négliger l'intérieur, et plus souvent se taire
Pour n'écouter que nos voix, entendre nos chemins se dorer de pierrailles
Voir les mains qui se tendent, quelques-unes secourables, quelques autres admirables, beaucoup qui ne font que prendre
Et cette autre vénérable lorsqu'elle se fait offrande, lorsqu'à genoux, grandi, la sentez transcendante vous animez enfin
Cette main qui en moi s'éveille, cet autre Universel qui au-dessus de nous si souvent se perd,
Le Père, surprend, certain.
Par Etoile
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05:45
Mes mots sont comme des p'tits oiseaux
Qui se balançent sur les fils
Bleus électriques de mon stylo
Ecrire, écrire, pour qu'ils chantent
Pour qu'il connaissent l'horizon
Des pages blanches au ciel d'encre
Des blanches feuilles aux p'tits carreaux
Tour à tour en mal de vers
Chaque matin s'élancent lyriques
En escadrille, en solitaire
Quérir de délicieux lombrics
Lorsque la romance les empoigne
Ils s'en vont aux serres un brin académique
Construire dans la campagne
Un nid
Un nid au canon volatile
Un nid pour abriter la féminine
Les oeufs muets sous la plume fine
Quelques coquilles bien immobiles
D'où perceront à coups de bec
Gonflés ronds comme leurs aïeuls
De petits mots, de petits textes
Piaillant, chantant près des glaîeuls
Me réveillant beaucoup trop tôt
Toujours bavards les étourneaux
Par Etoile
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05:29
Je est de la race des héros.
Il y a longtemps que je n'expire plus le hasch, ça le rend parano.
Aspirant-mégalo ? Tout du moins raisonnable. Tentative d'être sage.
Loin de lui les halos qui clignotent vertement dans le noir des concerts.
Son esprit sans substance s'hallucine de lui-même.
Parfois, sans son accord, ses pensées et son corps tourbillonnent ; ils dansent comme un seul homme.
Souvent sa bicoque fut un cloaque. De la boue dans son jardin.
Ses volets mal accrochés tapaient contre les murs aveugles de nos temples.
Vacarme assourdi par les convenances, la peur de tout perdre.
Je est encore un parent négligent.
Mes frères soyons indulgents, Je ne connais ni le nom ni le visage du Père.
Ne lui dites plus rien, ne l'égarez plus de nos mots convenus -coquilles vides et pleines de chair - laissez-le, seul, sincèrement le deviner, l'appeler, pour que sur lui aussi il se retourne, et,
en retour, le baptise d'un nom éternel.
Est-il en notre monde intérieur un secret mieux gardé, que l'on voudrait en surface sincèrement partager.
En vain. Par manque de mots pour décrire le sensible qui, en vérité nous échappe soudain, comme il nous vient peut-être.
Je est cette île au milieu de l'archipel, sous le regard des anges ; ensemble d'ils et d'elles.
Par Etoile
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